Un incident de sécurité pour le moins troublant a opposé, sur le sol américain, les équipes de protection des Premières dames du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon Kinshasa, une altercation a éclaté dans un hôtel où séjournait la Première dame congolaise. En cause : des gardes du corps rwandais, accusés d’avoir tenté de pénétrer dans des zones strictement sécurisées de l’établissement.
Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, dénonce un incident « grave », évoquant une possible tentative d’intrusion susceptible de compromettre la sécurité de la Première dame.
Kigali rejette en bloc. L’ambassade du Rwanda à Washington qualifie ces accusations de « fausses et trompeuses », assurant qu’aucun comportement inapproprié n’a été adopté par ses agents.
Cet épisode survient dans un climat déjà explosif entre les deux pays, sur fond de conflit persistant dans l’est de la RDC. Les relations diplomatiques, fragilisées depuis des mois, continuent de se détériorer, chaque camp accusant l’autre d’ingérence et de soutien à des groupes armés.
L’incident suscite inquiétudes et interrogations : pour de nombreux observateurs, il illustre une escalade des tensions jusque dans des espaces internationaux censés rester neutres.
À ce jour, aucune enquête indépendante n’est venue départager les versions contradictoires des deux capitales.
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